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Le port antique d’Adulis est situé au bord de la Mer Rouge, à quelques kilomètres au sud de Massawa. Ce port était une étape importante sur la route commerciale qui reliait le monde méditerranéen à l’Inde pendant l’Antiquité.

Situé à 56 kilomètres de Massawa, le site est appelé aujourd’hui Azuli (« blanc ») par les habitants en référence aux dunes de sables blanc. Pendant l’Antiquité, le port d’Adulis était l’un des ports les plus actifs de la Mer Rouge. De nombreux marchands et historiens ont visité Adulis au fil des siècles. Ce sont leurs récits qui nous permettent de reconstituer la grandeur passée du site.

Les richesses du port d’Adulis

La ville et le port occupaient un site de 40 hectares au bord de la Mer Rouge. C’était un véritable carrefour commercial et culturel qui reliait la Méditerranée, les hauts plateaux abyssins à l’Inde. On estime qu’il a été actif à partir 2 000 avant Jésus Christ jusqu’au VIIème siècle. Adulis était aussi le débouché maritime de l’empire d’Axoum qui a dominé toute l’Ethiopie du Ier siècle au VIIème siècle.

Le port est mentionné dans le périple de la Mer Érythrée écrit au Ier siècle après Jésus Christ et qui décrit les étapes de la route commerciale reliant l’Egypte et l’Inde. Les richesses qui transitent par Adulis sont immenses : ivoire, encens, esclaves, or…Les habitants se convertissent au christianisme oriental sous l’influence de missionnaires byzantins au Vème siècle. Au VIème siècle, le moine Cosmas Indicopleustes témoigne encore de la vigueur du commerce qui transite par Adulis.

La prospérité prend cependant fin avec l’expansion de l’Islam. Les armées arabes venues de la péninsule détruisent Adulis durant le VIIème siècle lors de la conquête de la côte. Les ruines et le nom même d’Adulis sombrent peu à peu dans l’oubli. Massawa la voisine prend alors le relais du commerce régional

La redécouverte du site

En 1814, l’anglais Henry Salt est le premier à identifier les ruines comme étant celles d’Adulis. Il faut attendre 1840 pour les premières fouilles. Les français Vignaud et Petit sont effectivement les premiers à fouiller le site. Ils faisaient partie de la mission scientifique en Abyssinie, menée par Théophile Lefebvre. Ils mettent à jour trois temples datant de l’époque byzantine.

En 1868, l’expédition anglaise de Napier prend la route de l’Ethiopie pour libérer des diplomates anglais retenus en otage. Sur la route, des archéologues amateurs s’attardent aussi sur le site d’Adulis. Ils dégagent le tracé d’une grande église, des palais et divers trouvailles. Les résultats de cette expédition sont toujours exposés au British National Museum.

Les italiens s’intéressent également aux ruines d’Adulis. En 1907, l’archéologue Parabini découvre des larges colonnes qui indiquent la présence de bâtiments de grande taille. Il est aussi le premier à suggérer que l’occupation du site remonte à l’âge de Bronze.

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Le site d’Adulis est toujours l’objet de fouilles archéologiques intensives. Les dernières expéditions ont pu confirmer l’ancienneté du site, bien au delà de l’époque romaine. On estime maintenant que ce site était déjà actif à l’époque des pharaons. Le port d’Adulis faisait probablement du mythique pays de Pount, où les égyptiens allaient chercher des ressources de luxe comme l’or où les peaux de léopard.

Ce site archéologique est un témoin essentiel des routes de commerce antiques. Cependant, les autorités érythréennes doivent encore valoriser le site pour le rendre plus accessible au voyageur profane. Néanmoins, c’est une halte intéressante à quelques kilomètres de Massawa. Idéal pour une excursion sur la journée !

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